• Donc. Un mercredi au festival Open Air de Paléo, à Nyon, en Suisse. Temps incroyable, le soleil tape mais le vent aide à supporter la chaleur. Un bon concert (Dionysos), quelques belles chansons (Dominique A.) et une foule en délire pour ce qu'on pensait être qqch de tellement alternatif que personne ne connaît (Bon Iver). De la bonne bouffe, comme d'hab, avec des senteurs orientales dans le Village du Monde où nous avons dégusté une assiette libanaise délicieuse. Et des gauffres. Et une barbapapa. Et une brochette de poulet sauce satay avec du riz. Et du thé à la menthe. Oui, on est des gourmands, na.

    Mais la plus belle rencontre de ce Paléo 2012 s'est faite au détour d'une petite allée, en tombant nez à nez avec le stand de SoleRebel. C'était tellement improbable de les trouver là que je n'y ai pas cru au début. Ah pardon, vous ne savais pas ce que c'est, SoleRebel? Situons:

    Il y a quelques années, au hasard d'une émission radio de la RSR (Un dromadaire sur l'épaule, vive les archives Internet!), j'écoutais l'intervieux de Bethlehem Tilahun Alemu, la fondatrice d'une marque de chaussures totalement novatrice, en Ethiopie. Pour la faire courte, cette femme de même pas 30 ans, voyant que dans son village, la communauté de trouvait pas de travail, elle a décidé de créer du travail en lançant une marque de chaussure faisant appel aux talents d'artisans déjà présents, au principe de recyclage qui est simplement un art de vivre là-bas, le tout selon les principes du commerce équitable. A l'époque, je me précipite sur le site Internet de la marque, SoleRebel, qui malheureusement était plutôt poussif, mal fichu et donnait mal à la tête... Mais je garde l'adresse dans mes fichiers, en y repsensant de temps à autre. Mes sandales n'étant pas encore assez usées pour devoir les remplacer, je laisse faire les choses.

    Or donc, hier, quel étonnement de voir cette "petite" marque éthopienne sur un stand au festival! Ravie, je m'y dirige tout de go. Il faut dire que mes tongs Reef (marque à laquelle je suis fidèle depuis des années, mais qui va me poser des problèmes en 2012) arrivent au bout. L'accueil est charmant, et je n'ai pas vraiment besoin des explications sur la marque que je connais déjà, mais l'hôtesse m'indique quand-même que SoleRebel emploie plus de 300 personnes, que tous les soins sont gratuits pour les employés et leur famille, que des programmes d'éducation sont mis en place, etc... Je suis conquise, vous pensez bien!

    (Petite parenthèse): je suis donc fidèle à Reef depuis des années, leur tongs et sandales étaient extrêmement confortables et solides (je n'en ai possédé que 2 paires au court des 15 dernières années!). Malheureusement, la marque a décidé de ne plus faire de modèles "de bases" (semelles EVA et straps en polyester, le tout en noir) qui vont avec tout. Comble de malchance, toutes les tongs que j'ai vu dans le commerce de cette marque sont faites en... Chine! (Fin de la parenthèse)

    Peu de modèles sont présents sur le stand (par rapport à l'immense choix sur le site), mais une paire de tongs en bleu ciel avec semelle intérieur en daim me fait de l'œil, et hop, je l'achète. Elle est moins cher qu'un modèle similaire de Reef, et je sais que ces sandales valent ce prix, et que l'argent n'ira pas pour moitié à un distributeur/revendeur/magasin... Bref, je suis ravie! Je pose pour la photo du concours qui me fera peut-être gagner un abonnement à Paléo en 2013 (je vous dirai où voter pour moi dès que je le saurai moi-même...), en je repars fouler la plaine de l'Asse avec mon petit sac en coton écru contenant ma paire de sandalettes! RA-VIE la Deedeen!

    Rebels à Paléo

    J'aurais pu arrêter ce billet ici (en vous recommandant tout de même de faire un tour sur leur site, les textes sont informatifs et rigolos, et la marque très transparente, j'adore), mais... Il y a un mais. Ces temps-ci, mon cerveau est une vraie passoire, et j'en fais les frais tous les jours. Hier, ça n'a pas manqué, et de façon plutôt cruelle, jugez plutôt.

    Une heure environ après mon achat, après avoir marché puis mangé, assis dans l'herbe on écoute le début du concert de Dionysos. Lorsque tout à coup... Mes sandales! Bon sang, où sont-elles? Le petit sac écru n'est plus là! Je me remémore les instants qui viennent de passer, et me rend compte qu'en fait je ne porte plus le sac depuis presque 40 minutes! J'ai du les laisser à côté du banc où nous nous sommes reposés quelques minutes dans le "Quartier Latin", sous une structure gonflable, à côté de la scène du Détour. Laissant M. Dou et les sacs à dos sur place, je m'élance vers le lieu de l'oubli. Trop tard... Visiblement, quelqu'un a ramassé mon sac et l'a gardé... Je cours aux objets trouvés. Ils n'ont rien reçu. J'y retournerai 2 fois dans la soirée. Toujours bredouille. Je suis fachée! Fachée contre moi-même! Quelle sotte! Je n'ose même pas retourner au stand de SoleRebel pour leur raconter ma mésaventure... En plus, dans le petit sac contenant mes sandales, il y avait une petite carte avec un code de réduction pour prochain achat sur le eboutique! Je ne pourrai même pas en profiter pour me racheter une paire à prix réduit! J'enrage, vraiment.

    Il n'y a pas de morale à cette histoire, mais j'espère tout de même vous avoir donné envie de jetter un œil sur leur site. Ils en valent la peine.

    Rebels à Paléo

     


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  • J'ai enfin sorti l'ordinateur de son carton, demain c'est le tour de l'imprimante, un dimanche boulot-boulot, avec pas mal de travail à rattraper. On est bien arrivés, crevés, mais vivants, on se réjouis de tout vous raconter.

    En attendant on a passé une semaine en charmante compagnie... Dommage que ce soit déjà la fin! A bientôt les amis!

    Feignasse au carré...


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